Tough mudder est une course d’obstacles de 5 et/ou 15km, non chronométrée, avec pour unique but de terminer. Son originalité réside dans des obstacles avec la présence quasi constante de boue ou tout du moins d’élément liquide. Soit l’obstacle est en lui même l’eau ou la boue, soit il s’agit de la sanction en cas d’échec, mais dans tous les cas on n’en sort jamais « sec ».

Avec 15 obstacles sur le 5 km et 30 sur le 15 km, la difficulté physique/technique n’est pas le fort de ce type de course, à l’exception de quelques uns bien relevés, c’est avant tout le fun qui est recherché (patauger dans l’eau et glisser dans la boue) et surtout le stress (immersion, tunnel, obscurité, froid, chocs électriques…). Le ratio distance/obstacle fait que l’on ne s’ennuie pas, et l’absence de chrono rend la course facultative, à l’exception du mode « Infinity ».
Dans ce format il s’agit d’effectuer un maximum de tours de 5 ou 15km dans un temps imparti de 8H, en faisant bien attention aux barrières horaires. Et c’est là que Tough Mudder gagne tout son intérêt passé le coté Fun, que le vrai challenge commence car le chrono revient dans la course: Garder le rythme pour aller le plus loin possible.
Sur un tour de 15 km nous avions 6 obstacles obligatoires à réussir sous peine de pénalité, et 3 pour le 5km, les autres obstacles étant évitables et sans conséquence. De bonne foi on franchit tous les obstacles, par plaisir, sinon quel intérêt y aurait il à participer. Car, en l’absence de classement, c’est bien face à un défi personnel que l’on se trouve, donc en avant, on est là pour s’éclater. Et étonnamment, quand le coté course reprend le dessus, les obstacles que l’on croyait simplement « fun » révèle tout leur perversité. Le coté « casse pattes » de la boue qui consomme une énergie folle et fini par provoquer des crampes, l’eau qui vous alourdi, les genoux et les coudes qui s’abîment et deviennent a chaque passage un peu plus douloureux, les obstacles hauts de plus en plus glissant, les appuis qui n’en sont plus sur un terrain devenu instable après le passage continu des quelques 4000 participants (nous n’étions que 20 sur le format « Infinity »). Bref la course prend tout son sens et devient un sacré challenge.
Je ne saurai que conseiller, au moins une fois, la tough mudder à ceux qui ont envie de s’amuser tout en se défiant un peu. Si vous n’êtes pas un habitué des courses d’obstacles, le format 5 ou 15km, est parfait, si vous venez en groupe c’est l’idéal. Quant à ceux déjà rodés à l’OCR je conseille directement le format « Infinity » qui est un vrai challenge, se contenter de 5 et/ou 15, c’est, à mon sens, risquer la frustration sur tout si on vient de loin.











Infinity aura donc été pour moi un total de 65 km et et 135 obstacles, soit 4x15km et 1x5km en 8 heures. Pas mécontent 😬 d’avoir voyager si loin.